Des questions que vous vous êtes sûrement déjà
posées
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Après un décès, quelles sont les
démarches administratives obligatoires ?
Le constat de décès : l'acte par lequel
le médecin constate le décès d'une personne.
Quand la mort survient à l'hôpital (75 % des
cas), le médecin de l'établissement se charge
du constat. Si le décès a lieu au domicile,
c'est le médecin traitant qui délivre le certificat
de décès.
La déclaration : c'est " l'enregistrement
officiel " de la mort d'une personne. Un proche du défunt
doit la faire dans les 24 heures suivant le décès
au bureau d'Etat-Civil de la mairie de la commune où
celui-ci a eu lieu. La personne doit se munir du livret de
famille, d'une pièce d'identité du défunt
ainsi que du certificat de décès. Un acte de
décès est alors délivré dont il
est utile de faire une dizaine de photocopies pour toutes
les démarches administratives. En cas de décès
à l'hôpital, la déclaration peut être
faite par le directeur de l'établissement.
Le transport du corps : quand il a lieu d'être,
il est autorisé de l'hôpital ou de la maison
de retraite vers le domicile ou la maison funéraire
par le maire de la commune du lieu du décès.
Toutes ces démarches peuvent être réalisées
par l'entreprise de pompes funèbres au nom de la famille.
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Dans quels délais faut-il inhumer le corps ?
La loi française, afin d'assurer un minimum de précautions,
ordonne que l'inhumation ait lieu 24 heures au moins et 6
jours au plus tard après le décès si
celui-ci s'est produit en France et 6 jours au plus après
l'entrée du corps sur le territoire national si le
décès a lieu à l'étranger ou dans
un territoire d'outre-mer (Art. R 361-13 du Code des communes).
Les dimanches et jours fériés ne sont pas compris
dans ces délais. Des dérogations peuvent toutefois
être accordées par le préfet du département
du lieu d'inhumation.
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Peut-on conserver le défunt à domicile
?
Oui dans tous les cas. Lorsque la mort survient à
l'hôpital, on peut même le ramener à la
maison moyennant quelques formalités pour le transport
et, le cas échéant, la réalisation des
soins de présentation et de conservation.
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Quels traitements subit le corps avant inhumation ?
Partout dans le monde, les soins apportés au défunt
signent le respect et l'hommage au mort.
Pour les membres des communautés juives et musulmanes,
la toilette du corps revêt un caractère rituel
et obligatoire assuré par les autorités religieuses
autorisées (voir aussi les
rites du deuil).
Pour la tradition chrétienne, ce sont généralement
les professionnels de la santé ou des pompes funèbres
qui s'en chargent. Leur mission peut aller de la toilette
mortuaire aux soins de présentation et de conservation
effectués par des thanatopracteurs diplômés.
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Peut-on fabriquer son cercueil ?
Oui mais il doit répondre aux normes légales
françaises et de l'Union Européenne en termes
d'épaisseur, d'essence de bois utilisée, d'étanchéité.
Dans la pratique, les menuisiers de village ne fabriquent
plus les cercueils mais s'approvisionnent dans les unités
de production industrielles.
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Peut-on enterrer un corps dans son jardin ?
Oui à condition de bénéficier d'une
autorisation du préfet. Si le jardin est situé
en centre ville, l'étude hydrogéologique aboutira
sûrement à un refus. Par contre, si le jardin
est un parc et que la lignée familiale s'y trouve,
la réponse sera généralement favorable.
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Existe-t-il des cimetières privés ? (ou
la part du public et du privé)
Toutes les communes de France doivent avoir un cimetière
communal avec des tombes gratuites. Quelques rares communes
échappent cependant à la règle.
Plus précisément, il n'existe pas de cimetière
privé géré par une société
mais certaines exemptions en ce qui concerne les cimetières
communautaires (ex : religion juive). Par ailleurs, il existe
dans les traditions de l'Eglise réformée de
France, des cimetières familiaux. La tradition perdure
parfois encore aujourd'hui.
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Que devient une tombe au fil du temps ?
Une concession perpétuelle est reprise si
elle n'est pas entretenue ou si les signes funéraires
deviennent dangereux pour le public. La commune met alors
en place une procédure de reprise et cède la
sépulture à une autre famille en prenant soin
des restes d'ossements retrouvés.
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Lors de la crémation, le cercueil est-il également
brûlé ?
Les textes en vigueur en France rendent le cercueil obligatoire
y compris pour la crémation. Le cercueil est mis à
la flamme et consumé avec le corps. Si la bière
contient des accessoires métalliques (signes religieux,
poignées...), ils sont extraits avant cette opération.
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Que peut-on faire des cendres après crémation
? (une urne à domicile, dispersion, monument...)
Après la crémation,
- 68 % des familles partent du crématorium avec l'urne
sans que la destination finale des cendres soit précisée
- 25 % des cendres sont dispersées (sur une concession
de terrain, dans un cimetière traditionnel ou dans
un jardin du souvenir) ou immergées
- 4 % des urnes sont placées dans un colombarium (familial
ou communal avec des niches individuelles)
- 3 % dans une sépulture cinéraire (l'urne est
soit déposée en terre ou dans un caveau spécifique
dit cavurne, soit portée au-dessus du sol dans un monument).
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Qui prend en charge les obsèques des indigents
ou des personnes totalement isolées ?
Dans tous les cas, et quelle que soit la dimension de la
commune, c'est elle qui organise la prise en charge des indigents.
Pour les personnes isolées, dépositaires d'un
avoir sur un compte bancaire ou en dépôt dans
un établissement de santé, un élu, un
chef d'établissements de soins, un gérant de
tutelle, un ami peut prendre des dispositions en respectant
les volontés exprimées par le défunt.
Dans tous les cas, la fiscalité limite cette prise
en charge à un montant voisin de 3000 euros.
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Comment fonctionne le don d'organes
?
Les prélèvements d'organes et de tissus s'effectuent
uniquement dans des centres hospitaliers ayant une autorisation
spécifique accordée par l'Agence Régionale
d'Hospitalisation après avis de l'Etablissement Français
des Greffes.
Après un accident vasculaire cérébral
ou un traumatisme crânien, les patients sont transférés
vers le service de réanimation d'un centre hospitalier
habilité où tout sera mis en uvre pour
les sauver. Si, malgré tous les efforts entrepris,
le sang n'irrigue plus le cerveau, la mort est définitivement
installée ; le patient est dit "en état
de mort encéphalique". La mort encéphalique,
c'est le décès provoqué par l'arrêt
définitif du fonctionnement du cerveau lequel est entièrement
et irrémédiablement détruit alors que
la respiration et les battements du cur peuvent être
maintenus artificiellement par des techniques de réanimation.
Après s'être assuré que le défunt
n'est pas inscrit sur le Registre National des Refus, le médecin
et l'infirmière du service de réanimation, qui
forment une équipe appelée "équipe
de coordination hospitalière", reçoivent
la famille afin de recueillir la volonté de la personne
décédée.
En France, le don d'organes est réglementé par
la loi de Bioéthique du 29 juillet 1994. Anonyme et
gratuit, il repose sur la solidarité et la générosité
de chacun, le principe adopté étant celui du
consentement présumé. Toute personne majeure
en état de mort encéphalique est considérée
consentante au prélèvement de ses organes et
tissus après sa mort si elle n'en a pas manifesté
de refus de son vivant.
Il n'existe pas de limite d'âge pour le prélèvement,
il est utile et possible au-delà de 60 ans. Un principe
général conditionne néanmoins ces prélèvements,
quel que soit l'âge du donneur : les organes et tissus
prélevés doivent être sains.
Les prélèvements de tissus peuvent être
réalisés au cours d'un prélèvement
d'organes. Le prélèvement est un acte chirurgical
effectué au bloc opératoire avec toutes les
précautions habituelles. Certains tissus (en particulier
les cornées) peuvent aussi être prélevés
lorsque la personne est décédée à
cur arrêté, en chambre mortuaire.
La restitution du corps se fait avec les mêmes soins
et dans les mêmes conditions qu'après un prélèvement
d'organes.
Aucun frais lié à l'opération de prélèvement
n'est à la charge de la famille. L'hôpital prend
en charge le transport pour le prélèvement et
le retour du corps vers l'hôpital d'origine si un transfert
a dû être effectué vers un centre autorisé
à prélever.
Après l'intervention, le corps est traité avec
le plus grand respect et son aspect extérieur est l'objet
d'une importante attention. Après une toilette mortuaire,
le défunt est rendu à la famille qui se charge
des funérailles selon son souhait. Le corps pourra
être ramené à son domicile. En cas de
difficulté à vivre le deuil, la famille peut
contacter l'infirmière coordinatrice qui l'orientera
éventuellement vers une aide psychologique.
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Donner ou non les démarches
à suivre...
=> Si l'on souhaite donner ses organes et ses tissus en
vue de greffe, on peut :
- Informer sa famille pour qu'elle puisse en témoigner
- Porter une carte de donneur. Celle-ci n'est pas obligatoire
mais elle permet un meilleur dialogue entre la famille et
le médecin
=> Si l'on ne souhaite pas donner ses organes et ses tissus
en vue de greffe, on peut :
- Informer sa famille pour qu'elle puisse en témoigner
- Demander un formulaire d'inscription sur le Registre National
des Refus. L'inscription se fera par courrier. La prise en
compte de celle-ci sera confirmée en retour. Ce refus
est révocable à tout moment par écrit.
Pour vous procurer un document d'information accompagné
d'une carte de donneur ou d'un formulaire d'inscription sur
le Registre National des Refus, connectez vous sur le site
de l'Etablissement français des Greffes :
www.efg.sante.fr ou
appelez le numéro vert : 0800 20 22 24
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