Entre l'instant où survient la mort et celui où le défunt disparaît aux yeux des vivants, comment considérer son corps ? Comment même le qualifier ? La vie s'est arrêtée mais une présence charnelle demeure. Difficile à penser, ce statut "d'entre deux" soulève des questions complexes. A- t- on affaire à un sujet ou à un objet, à une enveloppe matérielle ou au support d'un esprit, voire d'une âme ? Si pour les proches, le corps reste avant tout une personne, à laquelle ils demeurent attachés par des liens profonds, les professionnels appelés à intervenir sur le corps (soignants, pompes funèbres) témoignent également d'un grand souci d'intégrité de la dépouille et de respect de l'individu défunt. Amenés à ordonner ou pratiquer certaines opérations sur le corps, médecins et juristes voient, quant à eux, leurs actions réglementées. Toutefois, aux confins de la science, du droit, de l'éthique et de la religion, les interrogations demeurent nombreuses. Sorti du monde des vivants mais encore visible, le corps revêt en cette étape étrange de sa destinée, un statut éminemment singulier.

SOMMAIRE du n°5

 Dossier :

Le corps mort est-il encore une personne?

 

Portrait :

  • Le vénérable Chandaratana : Détachement et sérénité

Equipement :

  • Notre-Dame-des-neiges à Montréal : Le cimetière jardin

Regard :