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Tandis que 12 % de la population française déclare pratiquer une
religion de façon habituelle, le taux de célébration d’obsèques
religieuses s’élève, lui, à 80 %. Comment expliquer ce regain d’intérêt
pour la religion et pour son rituel précisément au moment de la
mort ? Qu’en attend-on ? Qu’est-ce qui nous ramène vers le lieu
de culte à l’occasion d’un décès ? Les représentants des principales
confessions, tout comme les divers spécialistes qui se penchent
sur ces questions, mettent en avant une quête de sacré, une quête
de sens pour les proches à l’heure où l’un des leurs quitte la vie
et la communauté. Et ils soulignent parallèlement, pour les catholiques
en particulier, le caractère inédit de certaines requêtes de la
part des familles : le souhait de respecter un rite, dans un lieu
chargé de sens, en l’occurrence l’Eglise, mais en lui conférant
un caractère laïque. Que comprennent les Eglises de ces nouvelles
demandes et comment y répondent-elles ? Quelle place la famille
leur accorde-t-elle en réalité ? Quel rôle les proches confèrent-ils
au ministre du culte ? Des questions d’autant plus intéressantes
que de nombreux Français souhaitent aujourd’hui l’intervention du
prêtre, du pasteur, etc., hors de l’édifice religieux, dans les
funérariums et les crématoriums. Finalement, que reste-t-il de religieux
dans cet ultime retour vers les Eglises, toutes confessions confondues
?
Quête de sens, de sacré, de spiritualité…
Trouver “quelque chose” porteur d’espoir
A chaque confession, ses gestes et pratiques
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